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Ciné-tic

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"Le cinéma, c'est un œil ouvert sur le monde"


Critique #16: Expendables 3

Publié par Suzanne Astic sur 11 Août 2014, 11:23am

Catégories : #Critiques

 

Un blockbusters froid, lent, ennuyant et très mal réalisé. Oui, nous parlons malheureusement bien du troisième volet des Expendables.

Focus sur cette hyper production qui pourrait bien être un bide...

Critique #16: Expendables 3

     Les deux premiers films étaient étonnamment drôles, jouissivement décomplexés, vraiment divertissants et établissaient un joli hommage aux blockbusters d'antan et à leurs superstars. Il n'était alors pas étonnant de voir un casting époustouflant à l'affiche, réunissant les plus grand noms du cinéma d'action. Ces deux premiers volets avaient trouvé le bon dosage de dérision, d'adrénaline, de clichés, de scénarios idiots et de grandes gueules attachantes. Puis vint un nouveau réalisateur, Peter Hughes, de nouvelles contraintes établies par la production, une nouvelle génération d'acteurs et avec tout cela, une catastrophe pour nos Action Men. En somme, la dynamique des précédents films se révèle brisée dans ce nouvel opus notamment à cause d'un montage et d'un scripte mal rythmés mais aussi de cadrages immondes et d'un scénario se prenant désormais au sérieux. On déplore alors l'absence d'un réel second degrès et la présence par conséquent d'effets spéciaux nous paraissant ridicules et incroyablement cheap. Même les plus grands fans regretteront le casting des deux premiers car, si l'affiche de ce troisième film était pour le moins alléchante, la déception se fera ressentir une fois la scène d'ouverture passée. Si Stallone, Snipes, Statham et toute la joyeuse bande sont bel et bien présents durant celle ci, ils ne tarderont pas à disparaître, laissant notre Rocky se débrouiller seul et se farcir des novices. Tout le film manque ainsi cruellement d'humour, d'alchimie, de cohésion et ne repose alors que sur Sly, devenu baby sitter pour jeunes adultes imberbes. On ne pourra pas compter non plus sur les recrues les plus attendues : Gibson est caricatural, Ford assez fantomatique, Banderas surjoue et Schwarzenegger plutôt desincarné. La scène de retrouvailles entre nos papys sous acides (et somnifères pour certains) tardera et ça sera seulement dans le dernier quart d'heure que le spectateur pourra profiter avec exaltation de ce pour quoi il est venu voir Expendables 3 : son casting et sa testostérone. Pas besoin de souligner qu'il est un peu tard et que le public sera alors endormi ou affolé par cette version fade du plus mauvais des Call of Duty. Un FPS (jeu vidéo de tir), c'est définitivement ce qu'est ce troisième opus, n'offrant rien de plus que des grosses armes, des filtres vidéos froids (et inopportuns) et de beaux terrains de jeux. Mais pour la violence, niet. Pas une goute de sang ou même le bruit d'un os brisé, ce volet est au final tristement édulcoré et censuré par la production.

 

L'argent, le succès et le grand public auront donc eu raison de la saga. Au final, tout le problème est ici : les Expendables ne sont désormais que des produits commerciaux, dérivés d'eux mêmes. Un constat attristant que vient renforcer la quasi absence de Jet Li à l'écran et sa présence énorme à l'affiche.

Coup de com, de pub ou de flemme ? Les trois, mon cher Watson.

 

 

Bande annonce VOSTFR d'Expendables 3

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